Dimanche 16 août 2009
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Les expressions telles que
« je suis stressé», «gérer son stress», «c’est stressant», «soyons zen» sont devenues fréquentes et quotidiennes. Les considérer comme banales serait une erreur grave, elles indiquent
l’importance de ce phénomène dans nos entreprises et dans notre société et elles orientent, maladroitement peut-être, vers une réflexion sur les progrès que nous avons a faire dans le domaine du
mieux-être au travail qui conditionne une grande part du mieux-être dans sa vie.
Une prise de conscience et une décision d’actions à entreprendre. Aujourd’hui tous les secteurs d’activité sont touchés et environ 20 % des salariés européens estiment être affectés par des
problèmes de stress au travail. Et c’est, à présent, l’un des principaux problèmes de santé au travail déclaré, derrière les maux de dos, les troubles musculaires ou squelettiques (dont les causes
peuvent aussi parfois être liées au stress, ou de nature psycho-somatique).
Le stress au travail intervient lorsque : la personne ressent un écart important entre ce qu’on lui demande de faire et les ressources dont elle dispose pour y répondre. Evidemment le stress au
travail intervient aussi lorsque la personne n’est pas dotée de moyens personnels lui permettant de faire face à un environnement humain, ou à des modes relationnels déséquilibrés : managers,
collègues, clients…
Dès lors que les situations stressantes s’installent dans la durée et que la personne n’a aucun moyen de retrouver un équilibre physique, émotionnel ou intellectuel, elle est en danger avec des
conséquences négatives pour sa santé.
Physiologiquement qu’est-ce que le stress ?
Le mot stress, issu du latin "stringere" (étreindre, serrer, resserrer). Le stress est « l’écart » que l’organisme doit réduire pour s’adapter à une condition nouvelle, et l’on comprend bien alors
que plus il y a d’écarts à réduire et plus ils sont importants plus l’organisme est en adaptation constante et intense. Plus il s’épuise et moins il s’adapte, l’organisme se fragilise pour un
moment rompre.
Le stress est donc une fonction humaine normale comme la respiration. Nous sommes équipés neuro-physiologiquement comme nos lointains ancêtres qui avaient à s’adapter chaque jour à des dangers
mettant en jeu leur survie. Face à ces dangers, leur cœur et leur respiration s’accéléraient, amenant la tension musculaire et l’énergie nécessaire à l’action, c’est-à- dire à l’attaque ou la fuite
: leur corps était en état d’alerte.
Dans nos société civilisées, le danger n’est plus le même, nous ne jouons pas notre vie face à un client ou un manager mécontent, devant un agenda sursaturé, un nombre croissant de dossiers en
retard, un embouteillage ou une prise de parole en public!
Et pourtant nos réactions physiques et émotionnelles sont les mêmes que si nous jouions notre survie !
Equilibrée et dans un contexte non exagéré, cette stimulation peut être considérée comme saine et normale. Elle signifie que notre corps cherche sans arrêt sa meilleure adaptation face à ces
stimuli. Mais lorsque ces éléments stressant sont constants, l’individu ne parvient plus à « gérer son stress », ni à s’adapter. Alors, la réaction de stress devient douloureuse et pathologique et
l’équilibre intérieur ne se fait plus, la personne se fige dans un état d’urgence et d’alerte constante qui deviendra habituel.
On parle alors de syndrome général d’adaptation du stress.
Et si la personne n’intervient pas, il y aura une phase finale d’épuisement prévisible, plus communément appelée « burn-out » et des maladies graves peuvent survenir.
Mais avant (j’allais dire heureusement) d’en arriver là, le corps envoie des signaux :
- d’ordres physiques : difficultés de sommeil, maux de dos, douleurs musculaires sans cause apparente, problèmes cardio-vasculaires, problèmes de peau, digestion perturbée, mauvaise respiration,
difficulté à supporter le bruit, les odeurs, la luminosité…
- d’ordres émotionnels et comportementaux : difficultés de concentration, agitation, pessimisme, susceptibilité exacerbée, perte de créativité, d’innovation, difficultés d’adaptation relationnelle,
tout devient compliqué.
Nous le voyons, les situations de mise en stress permanent ont de nombreuses conséquences sur la santé de l'individu : troubles musculo-squelettiques, maladies cardio-vasculaire,
dépression, suicides,...
Avant d’arriver à ces maladies une personne stressée est fragilisée et sera plus susceptible d’être sujet à des maladies courantes : rhumes à répétition, grippes, allergies etc.
Quelques idées reçues à propos du stress :
- On est stressé quand on est fatigué.
- Le stress est logique et normal.
- Etre stressé c’est démontrer sa faiblesse.
- Seuls les incompétents peuvent être stressés.
- La dépression liée au stress n’est pas une maladie grave.
- Et d’autres que vous avez sans doute entendues.
Comment bousiller le moral, la motivation, l'estime de soi et la santé de ses collaborateurs.
Management, Motivation et Performance.
Par Yves Thomas
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Publié dans : Stress
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Effectivement nous avons quelques articles en préparation sur les solutions envisageables. Vous pouvez également trouver des éléments de réponses adaptées dans la rubrique Management et en particulier les articles:
La pression est contre-productive.
Le leadership situationnel
Le management motivationnel
Aussi à propos de comportements managériaux qui sont anxiogènes et générateurs de stress au travail, l'article:
Comment bousiller le moral, la motivation, l'estime de soi et la santé de ses collaborateurs !
Si vous prenez le contre-pied des 9 "propositions" de cet article vous aurez déjà de bonnes bases à propos de ce qu'il est préférable d'envisager comme management ou comme environnement relationnel.
A bientôt,
Yves