Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 11:59

Nouveau-capitalisme.JPGUn excellent article « Pour une autre forme de capitalisme », dans l’édition Les Echos du 03 janvier, publié par Fanny PICARD, présidente de Alter Equity.

 

Les idées forces :

 

Peut-on encore écrire, aujourd’hui en Occident et demain dans le reste du monde, que « la seule responsabilité sociale d’une entreprise est d’accroître son profit » ? (Propos de Milton Friedman, dans le « New York Times Magazine - 13 septembre 1970)

 

"Dans cette filiation de pensée, l’intérêt de l’actionnaire a, depuis une quarantaine d’années, constitué l’objectif prépondérant de l’entreprise."

 

"Cette « shareholder value » s’est construite en dépit de l’intérêt des autres parties à l’activité de l’entreprise. Salariés, environnement, clients et fournisseurs ont été les perdants de cette radicalisation."

 

"Le modèle libéral, supposé succéder vertueusement à l’échec de l’utopie collectiviste a donc marqué ses limites."

 

"Ainsi, si les consommateurs apprennent pour eux-mêmes des démarches plus responsables (47 % disent avoir opté pour une consommation plus éthique en 2009), ils attendent surtout qu'un tiers, l'entreprise, devienne agent du bien commun, portant une sorte de micro-responsabilité globale."

 

"Certaines entreprises ont intégré cette double évolution et s'engagent dans des dynamiques efficaces de progrès sociétal, cessant d'opposer responsabilité et rentabilité financière."

 

"Et certains fonds d'investissement cherchent, en plus de la performance financière, à valoriser l'intérêt à long terme de la planète et la dignité de la personne humaine."

 

 

Notre avis :

 

Pour sortir de cette impasse que représente le choix délibéré de ne satisfaire que les actionnaires, les entreprises doivent retravailler sur leur Vision et le Projet Global à déployer.

 

Apprendre à passer d’une vision univoque à une vision et un projet à cinq dimensions pour servir à la fois :

 

  • Les clients.
  • Les actionnaires.
  • Les salariés.
  • Les fournisseurs et partenaires.
  • L’environnement.

 

Cette orientation s’inscrit nécessairement à partir d’un choix d’actions concrètes et pratiques à mettre en œuvre et dépassant les chartes-listes de promesses (pas toujours tenues) sur les Valeurs.

 

Dépasser le cadre de l’argument qui souvent ne sert qu’à renforcer l’image et approfondir la mise en place concrète et tangible d’actions qui valident les orientations et les choix qui satisferont : les clients, les actionnaires, les salariés, les partenaires et l’environnement.

 

 

Voir aussi sur Terrafemina: Donner du sens au capital c'est possible

 

Sur le même sujet: Pour changer, parlons un peu de cette crise        Vers un nouveau capitalisme            

 

La révolution du microcrédit             Microcrédit et observatoire de l'entrepreunariat populaire

 

La consommation engagée

Par Yves Thomas - Publié dans : Ethique - Communauté : Management 2.0
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